_'__****En ce 12 juillet, que dire ? Eh bien ce jour représente un symbole, il est le****************___
___****centenaire de la réhabilitation de Dreyfus.***********************************'*****___
___****Cette affaire, quoique centenaire, basée sur des complots montés contre Dreyfus, en *****___
___****raison de son appartenance à la religion juive, semble toujours malheureusement si ***.***___
___****proche. Car ces réactions xénophobes, plus généralement racistes et discriminatoires *****___
___****retrouvent-à mon Grand désespoir-toute leur puissance et leur banalité ...************.**___
___****Alors votez pour qui vous souhaitez en 2007, mais moi en tout cas je sais que je *******''**___
___****pourrai toujours me regarder dans le miroir en sachant que je n'aurais pas voté pour un ..'**___
___**** parti inhumain et haïssable.******************************************''*********___
Pour l'occasion, voici un extrait de la célèbre et courageuse lettre de Zola au président de la République Félix
Faure dans le journal L'Aurore le 13 janvier 1898:
"La vérité est en marche et rien ne l'arrêtera. c'est aujourd'hui seulement que
l'affaire commence, puisque aujourd'hui seulement les positions sont nettes : d'une
part les coupables qui ne veulent pas que la lumière se fasse ; de l'autre les
justiciers qui donneront leur vie pour qu'elle soit faite. [...]
J'ACCUSE le Lieutenant-colonel du Paty de Clam d'avoir été l'ouvrier diabolique de
l'erreur judiciaire, en inconscient, je veux le croire, et d'avoir ensuite défendu son
œuvre néfaste, depuis trois ans, par les machinations les plus saugrenues et les plus
coupables.
J'ACCUSE le général Mercier de s'être rendu complice, tout au moins par faiblese
d'esprit, d'une des plus grandes iniquités du siècle.
J'ACCUSE le général Bilot d'avoir eu entre les mains les preuves certaines de
l'innoncence de Dreyfus et de les avoir étouffées, de s'être rendu coupable de ce crime
de lèse-humanité et de lèse-justice, dans un but politique et pour sauver l'état-major
compromis.
J'ACCUSE le général de Boisdeffre et le général Gonse de s'être rendu complice du même
crime, l'un sans doute par passion cléricale, l'autre peut-être par cet esprit de corps
qui fait des bureaux de la guerre l'arche sainte, inattaquable.
J'ACCUSE le général de Pellieux et le commandant Ravry d'avoir fait une enquête de la
plus monstrueuse partialité, dont nous avons, dans le rapport du second, un
impérissable monument de naïve audace.
J'ACCUSE les trois experts en écriture, les sieurs Belhomme, Varinard et Couard,
d'avoir fait des rapports mensongers et frauduleux, à moins qu'un examen médical les
déclare atteints d'une maladie de la vue et du jugement.
J'ACCUSE les bureaux de la guerre d'avoir mené dans la presse, particulièrement dans
l'Eclair et dans l'Echo de Paris, une campagne abominable, pour égarer l'opinion et
couvrir leur faute.
J'ACCUSE enfin le premier conseil de guerre d'avoir violé le droit, en condammant un
accusé sur pièce restée secrète, et j'accuse le second conseil de guerre, d'avoir
couvert cette inégalité, par ordre. [...]
Quand on enferme la vérité sous terre, elle s'y amasse, elle y prend une force telle
d'explosion que, le jour où elle éclate, elle fait tout sauter avec elle. Et l'acte que
j'accomplis ici n'est qu'un moyen révolutionnaire pour hâter l'explosion de la vérité
et de la justice.
En portant ces accusations, je n'ignore pas que je me mets sous le coup des articles 30
et 31 de la loi sur la presse du 29 juillet 1881, qui punit les délits de diffamation.
Et c'est volontairement que je m'expose.
Je n'ai qu'une passion, celle de la lumière, au nom de l'humanité qui a tant souffert
et qui a droit au bonheur. Ma protestation enflammée n'est que le cri de mon âme. Qu'on
ose donc me traduire en Cour d'Assises et que l'enquête ait lieu au grand jour !
J'attends !"